Mise en Sommeil
Reprise d'activité

Coût reprise activité société en sommeil 2026

Combien coûte la reprise d'activité d'une société en sommeil ? Frais de greffe, honoraires, délais : tout ce que vous devez savoir en 2026.

Par Marie Gattepaille · · 7 min de lecture Mis à jour le 22 juin 2026
En bref
  • La reprise d'activité d'une société en sommeil nécessite une inscription modificative au RCS via le guichet unique INPI, soumise à des frais de greffe.
  • Les honoraires d'un prestataire comme miseensommeil.fr s'élèvent à 150 € HT, auxquels s'ajoutent les frais de greffe variables selon la forme juridique.
  • La reprise doit intervenir avant l'expiration du délai de 2 ans, faute de quoi la société risque la radiation d'office au RCS.
Sommaire

Réactiver une société en sommeil revient à déposer une inscription modificative au RCS via le guichet unique de l’INPI — soumise à des frais de greffe réglementés. Les honoraires de miseensommeil.fr s’élèvent à 150 € HT, auxquels s’ajoutent ces frais variables selon la forme juridique. Aucune annonce légale n’est requise, ce qui allège sensiblement la facture finale.


Ce que comprend concrètement la procédure de reprise d’activité

Mettre fin à une cessation temporaire d’activité est une inscription modificative au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS), encadrée par l’article R123-45 du Code de commerce. Elle informe officiellement les tiers — créanciers, clients, administration fiscale — que la société reprend son activité.

Concrètement, la démarche passe obligatoirement par le guichet unique des formalités des entreprises, opéré par l’INPI. Depuis le 1er janvier 2023, plus question de déposer un dossier papier directement au greffe : tout transite par cette plateforme dématérialisée, qui transmet ensuite la déclaration au greffe du tribunal de commerce compétent.

Le dossier à constituer comprend généralement :

  • Le formulaire de déclaration de reprise d’activité dûment complété
  • Les pièces justificatives propres à la société (extrait Kbis récent, justificatif d’identité du dirigeant, etc.)
  • Le règlement des frais de greffe

Une fois le dossier traité, le greffe met à jour l’extrait Kbis de la société, qui mentionnera la date de reprise d’activité. La modification est ensuite publiée au BODACC (Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales), sans frais supplémentaires à votre charge.

Rappel essentiel : la reprise d’activité doit impérativement intervenir avant l’expiration du délai de 2 ans suivant la mise en sommeil. Passé ce terme, l’article R123-125 du Code de commerce expose la société à une radiation d’office du RCS — une situation autrement plus coûteuse et complexe à régulariser.


Le détail des frais : greffe, honoraires et coûts annexes

Les frais de greffe

Les frais de greffe constituent la part incompressible du coût de réactivation. Ils correspondent à la rémunération du greffe du tribunal de commerce pour le traitement de l’inscription modificative, conformément au tarif réglementé des greffes.

Leur montant varie selon la forme juridique de la société concernée. Une SARL, une SASU, une SAS, une SCI ou une EURL ne supportent pas nécessairement le même barème. Pour connaître le montant exact applicable à votre structure, référez-vous directement à notre page dédiée à la reprise d’activité d’une société, qui présente les tarifs en vigueur.

Nous ne mentionnons pas ici de chiffres précis pour les frais de greffe : ces montants sont susceptibles d’évoluer et diffèrent selon chaque cas. Un devis personnalisé vous garantit l’information la plus fiable.

Les honoraires du prestataire

Faire appel à miseensommeil.fr pour piloter la procédure revient à 150 € HT d’honoraires. Cette somme couvre :

  • La vérification et la constitution du dossier complet
  • La saisie et la transmission via le guichet unique INPI
  • Le suivi jusqu’à l’obtention du Kbis mis à jour

Ce forfait est fixe, sans surprise ni facturation au temps passé.

Y a-t-il d’autres coûts à anticiper ?

Poste de coûtObligatoire ?Détail
Frais de greffe (inscription modificative RCS)OuiTarif réglementé, variable selon la forme juridique
Honoraires prestataire (miseensommeil.fr)Optionnel150 € HT — recommandé pour éviter les erreurs
Publication annonce légale (JAL)NonPas requise pour la reprise d’activité
Publication BODACCIncluseRéalisée par le greffe, sans surcoût direct
Frais de certification d’actesSelon dossierDans le cas standard d’une reprise d’activité, aucun acte à certifier n’est requis ; ce poste ne s’applique qu’à des situations spécifiques (ex. modification statutaire concomitante nécessitant le dépôt d’un acte)
Régularisation comptable / fiscaleSelon situationHonoraires expert-comptable à prévoir si besoin

La bonne nouvelle : aucune publication dans un journal d’annonces légales (JAL) n’est requise pour la reprise d’activité, contrairement à d’autres modifications statutaires (changement de siège, modification du capital, etc.). Cela représente une économie non négligeable.


Un exemple illustratif pour comprendre le coût global

Nathalie est gérante de la SARL “Lumière & Décors” (exemple illustratif, anonymisé). Elle a mis sa société en sommeil il y a dix-huit mois pour traverser une période personnelle difficile. La situation s’étant stabilisée, elle souhaite reprendre l’activité avant l’expiration du délai de deux ans.

Son coût total se décompose ainsi : les frais de greffe pour l’inscription modificative au RCS (166,71 € TTC au tarif en vigueur pour une société), auxquels s’ajoutent les 150 € HT d’honoraires de miseensommeil.fr. Aucun JAL à régler. En parallèle, elle anticipe une demi-journée avec son expert-comptable pour remettre à jour ses déclarations fiscales — un coût à ne pas négliger, mais qui ne relève pas de la formalité elle-même.

Ce cas illustre un point souvent sous-estimé : le vrai coût d’une reprise, c’est autant la formalité juridique que la remise en ordre comptable et fiscale qui l’accompagne.


Comparer avec le coût initial de la mise en sommeil

Pour avoir une vision complète, il est utile de mettre en regard le coût de la reprise avec celui de la mise en sommeil initiale. Les deux démarches sont symétriques sur le plan procédural — inscription modificative au RCS dans les deux cas — mais leurs coûts peuvent légèrement différer.

Si vous n’avez pas encore consulté notre analyse détaillée, notre article sur le coût de la mise en sommeil d’une société vous donnera tous les éléments de comparaison.

De manière générale, les sociétés qui ont choisi la mise en sommeil plutôt que la dissolution ont fait le bon calcul : le coût cumulé (mise en sommeil + reprise) reste très inférieur à celui d’une dissolution-liquidation suivie d’une nouvelle immatriculation. Pour comprendre pourquoi, lisez notre article mise en sommeil ou dissolution : comment choisir ?.


Les obligations qui reprennent dès la réactivation

Reprendre l’activité ne se limite pas à une formalité administrative. Dès que la reprise est déclarée, plusieurs obligations légales et fiscales se réactivent immédiatement.

Obligations fiscales et sociales

  • TVA : les déclarations reprennent selon le régime applicable (réel mensuel, trimestriel ou simplifié annuel). Le premier exercice de reprise doit être traité avec soin.
  • Impôt sur les sociétés / résultat : la déclaration de résultat redevient obligatoire pour l’exercice en cours.
  • CFE (Cotisation Foncière des Entreprises) : le dégrèvement éventuellement obtenu en période de sommeil, prévu à l’article 1478 du Code général des impôts, cesse de s’appliquer. La base d’imposition est recalculée à compter de la reprise.
  • Cotisations sociales (pour les dirigeants relevant du régime TNS notamment) : elles reprennent sur la base de la rémunération effective.

Obligations comptables

L’obligation de dépôt des comptes annuels, fondée sur les articles L232-21 et suivants du Code de commerce, n’avait pas disparu pendant la mise en sommeil — elle reprend donc dans toute sa plénitude. Si des comptes n’ont pas été déposés durant la période de sommeil, une régularisation peut s’avérer nécessaire avant ou lors de la reprise.

Piège de praticien : certains dirigeants pensent à tort que la mise en sommeil “remet les compteurs à zéro” et qu’aucune déclaration n’a été déposée durant la période dormante. Or, les comptes annuels et les déclarations fiscales (même à néant) restent obligatoires chaque exercice, même pendant le sommeil. Arriver à la reprise avec des exercices non déposés entraîne une régularisation qui peut retarder — et renchérir — la procédure.

Conseil : anticipez la reprise en contactant votre expert-comptable au moins un mois avant la date souhaitée. La mise à jour de votre situation fiscale et sociale peut prendre du temps, surtout si des exercices sont à régulariser.


Cas particuliers : EURL, auto-entrepreneur, SCI

La procédure de reprise d’activité suit le même schéma pour toutes les formes sociales immatriculées au RCS, mais quelques spécificités méritent d’être signalées.

Pour l’EURL, la reprise suit la même logique que pour la SARL, avec une inscription modificative au RCS. Notre article sur la mise en sommeil de l’EURL détaille les enjeux propres à cette forme juridique.

Pour l’auto-entrepreneur, la situation est fondamentalement différente : il n’est pas immatriculé au RCS dans les mêmes conditions qu’une société, et la procédure de “reprise” relève d’une logique distincte. Consultez notre article dédié à la mise en sommeil de l’auto-entrepreneur pour comprendre les spécificités.

Pour la SCI, immatriculée au RCS au titre de son activité civile, la reprise suit également la voie de l’inscription modificative. Les frais de greffe applicables sont ceux du tarif réglementé des greffes pour une inscription modificative de société (166,71 € TTC au barème en vigueur), identiques à ceux des sociétés commerciales.

Pour la SARL, la procédure est identique à celle de la SASU ou de la SAS : déclaration via le guichet unique, frais de greffe réglementés, mise à jour du Kbis. Notre article sur la mise en sommeil de la SARL vous apportera un éclairage complémentaire sur le cycle complet mise en sommeil / reprise.


Pourquoi confier la procédure à miseensommeil.fr

Réaliser soi-même la déclaration de reprise via le guichet unique INPI est théoriquement possible. En pratique, la plateforme est technique, les pièces justificatives exigées varient selon la forme juridique et les erreurs de dossier entraînent des rejets — synonymes de délais supplémentaires et, parfois, de pénalités.

Confier la formalité à miseensommeil.fr (service opéré par NORGE CONSEIL, SASU — RCS Libourne 942 694 076), c’est la certitude que :

  1. Le dossier est constitué correctement dès la première soumission
  2. Les délais sont respectés — crucial si vous approchez de la limite des 2 ans
  3. Vous restez informé de l’avancement jusqu’à la réception du Kbis actualisé

Les honoraires de 150 € HT couvrent l’intégralité de la prestation. Ajoutez les frais de greffe pour connaître le coût total — consultez notre page dédiée à la reprise d’activité d’une société pour le détail complet selon votre forme juridique.

Vous hésitez encore entre plusieurs options pour votre société ? Notre article mise en sommeil ou radiation : comment choisir ? peut vous aider à clarifier la situation avant de prendre une décision.


Prêt à réactiver votre société ? Notre équipe vous accompagne de A à Z. Contactez-nous pour obtenir un devis personnalisé et lancer la procédure sans délai.

Article rédigé par Marie Gattepaille, dirigeante de Legidesk.fr. Dernière mise à jour : 22 juin 2026.

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